La Notion de l’identité

Après ce bref aperçu sur l’histoire du cinéma yiddish et de la production des films du corpus, il nous faut à présent dégager la notion d’identité pour cerner de plus près le sujet proprement dit de notre analyse.

La notion de « l’identité » constitue un problème-clef dans de nombreuses branches des sciences dites humaines, telles la philosophie, la sociologie ou encore la psychologie. La signification précise du terme varie cependant en fonction de la science qui l’utilise. Il nous faut donc absolument clarifier la portée exacte de cette notion, préciser dans quel sens nous entendons employer le mot « identité » par la suite. Qui plus est, le « niveau » d’application du terme « identité » diffère selon les matières. Pour la psychologie et la philosophie il s’agit surtout de définir l’identité de l’individu, tandis que pour la sociologie ou l’ethnologie, il s’agit avant tout de l’identité d’un groupe ou de la société entière.

Pour cerner de plus près le concept d’identité et son étendue il s’agira dans un premier temps d’étudier le concept par rapport à son contenu et sa réception (I), puis, dans un deuxième temps, d’appliquer le concept, tout en le délimitant, par rapport aux Juifs (II).

A.             Le concept d’identité

I. Le « contenu » identitaire

Selon une théorie apparue il y a quelques années il est inconcevable de se baser uniquement sur une seule de ces définitions puisque chaque science humaine apporte des points de vue, des éléments différents et indispensables à la notion de l’identité humaine.

L’utilisation du terme « identité culturelle » serait l’expression de cette approche multidimensionnelle[1].

Pour les anthropologues le concept de l’identité culturelle s’applique à un groupe ethnique (mais aussi, naturellement, aux différents individus du même groupe). George De Vos par exemple définit le groupe ethnique comme un ensemble qui est conscient de lui-même en tant que groupe, et dont les personnes partagent une série de traditions qui les distinguent nettement de leur environnement humain. Quant aux traditions typiques, il mentionne les croyances et pratiques religieuses « folkloriques », la langue, un sens de continuité historique, ainsi que des origines ou un lieu d’origine communs. Selon De Vos, l’histoire réelle du groupe se perd souvent dans la légende ou la mythologie, incluant quelque concept d’une continuité biologique et génétique ininterrompue, qui est considérée comme donnant le caractère spécial au groupe[2].

Un groupe ethnique se définit par conséquent tout d’abord lui-même, en prenant en considération des éléments culturels communs à ce même groupe, tels que la langue, l’histoire, la religion et les traditions qui en résultent.

Cependant, comme le souligne George Devereux, un groupe ethnique devient seulement conscient de lui-même (de son statut de groupe ethnique) lorsqu’il entre en contact avec un autre groupe ou d’autres groupes ethniques[3]. Cette thèse est reprise par d’autres anthropologues, comme De Vos[4], Anya Peterson Royce[5], ou encore Simon N. Herman[6] qui l’applique directement au cas des Juifs.

C’est que pour les anthropologues[7] le statut des Juifs en tant que groupe ethnique ne fait aucun doute. Seymour N. Liebman l’explique en détail par le fait que le Judaïsme règle les routines de la vie quotidienne, la culture, les coutumes, ainsi que les croyances nationales et l’histoire des Juifs. De plus, ils possèdent une langue internationale, le hébreu. Le tout est transmis de génération en génération[8].

Chaque groupe ethnique dispose donc d’une identité culturelle. Cette identité est multidimensionnelle, elle implique l’identification des individus avec les valeurs et les éléments culturels qui distinguent justement un groupe ethnique d’un autre. Dans ce contexte, Cornel West décrit l’identité comme « la langueur d’appartenir, un besoin profond et très émotionnel » spécifique à la nature humaine. Il continue par l’affirmation que l’homme a le désir profond de se sentir en sûreté et sécurité. Il conclut qu’afin de pouvoir parler de l’identité, il faut prendre en considération les différentes constructions du désir de l’homme d’être reconnu, d’être protégé par les autres et de s’associer avec eux[9].

Dès lors il est permis de formuler la thèse que, pour ce qui est de l’identité, il semble s’agir d’un acte de conscience. La prise de conscience de cette identité culturelle s’opère à deux niveaux différents: le niveau du groupe ethnique en tant que tel, et le niveau de l’individu en tant que membre de ce groupe[10].

L’acte de prise de conscience n’est d’ailleurs jamais purement rationnel, au contraire: lorsque des individus parlent de leur identité, ils affirment presque toujours qu’ils se « sentent » comme membres de tel et tel groupe. On ne peut pas définir l’ethnicité seulement par des critères extérieurs tels que le comportement. L’ethnicité constitue au contraire « un sens subjectif d’appartenance » et elle se définit par le sentiment qu’a une personne par rapport à elle-même. « Se définir soi-même dans des termes sociaux est une réponse essentielle au besoin humain d’appartenir et de survivre. »[11]

II.    La réception du « contenu identitaire »

Le second aspect de l’identité se résume par la question: Comment le contenu est-il reçu?

Pour cette question nous allons nous baser essentiellement sur les recherches de Hans-Peter Frey. Ce chercheur allemand qui, pour cerner le problème de l’identité, a utilisé l’approche de la « théorie d’action » (issue de l’hypothèse de l’interactionnisme symbolique) a dégagé des résultats qui, à notre avis, méritent d’être retenus.

A cause de son approche socio-psychologique, l’identité, pour Frey, se discute essentiellement au niveau individuel. Pourtant une application aux groupes reste possible.

Pour Frey et d’autres chercheurs[12], la réception de l’identité d’un individu se manifeste à deux niveaux différents.

1 – Le premier niveau est le niveau extérieur à l’individu. Il s’agit de savoir comment l’individu est perçu et « classifié » par l’environnement social. Par ses actions, son comportement, son « background » social la société « juge » un individu, lui donne un statut. Ce niveau identitaire est appelé par Frey « öffentliche Identität » (identité publique[13] « objective public identity » selon Herman[14]).

2 – Le deuxième niveau, qui est le niveau « personnel » de l’individu, se subdivise en deux aspects nettement différents. D’un côté il y a le « soi social » (das soziale Selbst), de l’autre côté il y a le « soi privé »[15], (das private Selbst). Pour Herman le premier constitue le « subjective public identity », et le deuxième simplement le « self-identiy »[16].

Le soi social représente l’aspect de l’identité basée sur la vision ou l’interprétation qu’a l’individu de son identité publique, c’est-à-dire comment il pense être vu et perçu par son environnement.

Le soi privé représente l’aspect strictement individuel, personnel de l’individu, donc la façon de l’individu de se voir lui-même, a priori hors tout contexte social, environnemental.

Ces deux niveaux du soi, public et personnel, sont en constante interaction. Ils forment l’identité complexe d’un individu, ils sont deux parties différentes de la même chose.

L’identité publique définit et influence perpétuellement le niveau personnel de l’identité d’un individu. Elle affecte le côté du soi social, qui concerne l’interprétation de l’individu relativement à son statut dans la société. Si ce statut de l’individu (son identité publique) change, cela affecte en même temps le soi social de cet individu. Puisque l’individu tend toujours à être en équilibre, en accord avec le niveau public et personnel de son identité, il modifie son soi social, puis, éventuellement (selon la dimension du changement de statut), son soi privé[17].

A cela s’ajoute l’importance des éléments positifs dans la formation d’une identité, à savoir le fait que l’individu tend toujours à avoir une bonne image de lui-même et par rapport aux autres[18]. « Un individu, écrit Frey, tend toujours à se présenter aux autres tel qu’il veut être perçu. »[19]

Un élargissement de la notion d’identité individuelle au niveau d’identité du groupe ethnique semble possible, car certaines recherches sur l’identité d’une minorité soulignent cet aspect de la réception du groupe. Ainsi, Jean-Paul Sartre, écrit que « ce n’est ni leur passé, ni leur religion, ni leur sol qui unissent les fils d’Israël. Mais s’ils ont un lien commun, s’ils méritent tous le nom de Juif, c’est qu’ils ont une situation commune de Juif, c’est-à-dire qu’ils vivent au sein d’une communauté qui les tient pour Juifs. En un mot, le Juif est parfaitement assimilable par les nations modernes, mais il se définit comme celui que les nations ne veulent pas assimiler. »[20] Plus loin, il poursuit: « Le Juif est un homme que les autres tiennent pour un Juif: voilà la vérité simple d’où il faut partir. En ce sens le démocrate a raison contre l’antisémitisme: c’est l’antisémite qui fait le Juif. »[21]

La société à laquelle un groupe ethnique participe (ou plus généralement: l’environnement) aurait alors, une certaine perception de ce groupe. Ce qui correspondrait alors tout à fait à la perception de l’individu de la société. On pourrait donc parler du niveau public (objectif) de l’identité du groupe ethnique.

Puis il y aurait un niveau d’identité publique subjective de la réception du groupe, qui réunirait tous les aspects de l’interprétation, de l’image que se fait le groupe de la vision de la société sur lui-même.

Le dernier point serait la vision interne que le groupe a de lui-même. Ce aspect de l’identité se forme hors tout contexte social.

B. Délimitation de la notion pour une application au peuple juif

Dans le cadre de cette étude il s’agira d’étudier tous les niveaux identitaires mentionnés plus haut, à l’exception toutefois du niveau de l’identité publique. La raison en est simple : tous les films ont été réalisés et produits par des Juifs. Une vision soi disant « objective » sur les Juifs, une vue de l’extérieur, en-dehors de la communauté fait donc défaut.

Le premier niveau de l’identité, le niveau du contenu mène tout droit aux aspects culturels du Judaïsme. Comme il est dit plus haut, le « contenu » de l’identité se définit par ce qui distingue un groupe de son environnement, ainsi que les sentiments qui font partie de cette différence, qui la constituent. Dans le cas « idéal » l’identité ethnique correspond à l’identité nationale d’un peuple , où ce peuple forme une nation, occupant un territoire géographique bien précis. Cela implique dans la majorité des cas l’organisation de ce peuple dans ce qu’il est convenu d’appeler un Etat.

Très souvent, le peuple juif est considéré comme étant une nation, car même si les circonstances historiques avaient privé les Juifs d’un territoire réel et concret, ce territoire existait néanmoins à travers la Torah. En effet, chaque Juif est spirituellement lié à Sion, le pays de ses ancêtres.

Eric Hobsbawn a utilisé cette idée d’un territoire national existant de façon spirituelle pour construire l’hypothèse que le désir du peuple juif de posséder un territoire réel, concret avait été absent jusqu’au XIX° siècle. Selon cet auteur les Juifs n’ont jamais cessé de se considérer comme un peuple, mais n’ont pas éprouvé le besoin ni le désir d’occuper en tant que nation un territoire délimité. Ce désir serait né seulement au siècle dernier, conjointement avec d’autres mouvements nationaux occidentaux[22].

André Néher tente d’expliquer le phénomène juif comme suit:

« L’histoire juive possède la caractéristique qui la concerne elle seule, parmi toutes les autres histoires, d’être simultanément temporelle et métatemporelle, spatiale et métaspatiale. Elle tourne autour d’un axe spatial: Eréts Israël, la Palestine, et pourtant le déborde par une dispersion aux quatre coins du globe. Elle tourne autour d’un moment: celui que nous vivons aujourd’hui, et pourtant le déborde par une projection en arrière et en avant aux quatre dimensions du cosmos. »[23]

Néher souligne par là explicitement l’importance de ce sol spirituel. L’importance accordée à ce territoire est ancrée profondément dans la religion juive, ou plutôt, c’est un des piliers fondamentaux du Judaïsme: c’est la terre promise par Dieu à son peuple élu. Cette dimension divine est à la base du « contenu » de l’identité juive. C’est ce qui distingue nettement les Juifs de la plupart des autres peuples.

Cette vue est confirmée de façon extrêmement claire par Herman selon lequel seul l’étude de l’identité juive dans un contexte historique permet de comprendre à quel point des composantes religieuses et nationales sont entremêlées dans l’identité juive[24]. Contrairement au Christianisme, le Judaïsme n’est pas seulement une profession de foi, mais au contraire « la civilisation religieuse d’une nation particulière, inhérente au peuple juif et reflétant son histoire. Et le peuple juif est ce qu’il est à cause de cette civilisation religieuse. »[25]

L’identité juive est donc tout d’abord le résultat d’une interdépendance entre religion et sol spirituel (Eréts Israël). Cette connexion est assurée par les textes sacrés de la Torah laquelle représente le fondement même du Judaïsme.

La Torah contient toutes les lois et tous les commandements constituant la base du Judaïsme. La Torah à été révélée par Dieu à Moïse. Sa vérité est donc absolue. Les lois énoncent les règles relatives au comportement. La vie juive orthodoxe est basée primordialement sur la Torah: les fêtes, le code vestimentaire, la nourriture, les relations entre les sexes, les rites…. En appliquant et en respectant ces lois, en étudiant sans arrêt l’écriture sacrée dans la langue hébraïque, il a été possible pour ce peuple de rester ensemble, de constituer une sorte de communauté inter-étatique, universelle.

Cependant, depuis l’expulsion des Juifs du pays de Canaan, ce peuple a développé des sous-cultures (et sous-identités) différentes, en étroite relation avec son environnement, l’endroit de son « exil ». Selon Herman, l’identité juive dans la Diaspora est marquée par l’interaction avec l’identité nationale de la majorité des pays respectifs [26].

L’identité séfarade diffère donc de l’identité ashkénaze et l’identité ethnique des Juifs ashkénazes restés en Europe diffère de celle des Juifs immigrés p. ex. aux Etats-Unis[27].

Ces différences ont été le sujet de recherches anthropologiques: deux chercheurs, Walter Zenner[28] et Sydelle Brooks Levy[29] ont développé la thèse que le peuple juif est pour ainsi dire subdivisé en « unités culturelles », terme consacré par l’anthropologue Roul Narroll[30].

Le second aspect de notre analyse des films part de l’idée que le cinéma yiddish serait en quelque sorte un miroir du regard d’autrui, c’est-à-dire que ce cinéma refléterait – en quelque sorte et à un certain degré – le point de vue extérieur, non-juif sur le peuple juif.

Or, il faut se rendre compte que l’identité ethnique embrasse déjà partiellement ce regard extérieur (objectif) ainsi que l’interprétation de ce regard (subjectif).

Cependant l’hypothèse semble possible que les films yiddishs - qui n’ont pas été visionnés exclusivement par un public juif ou juif-ashkénaze[31] – ont servi, en tout cas en partie, à interagir avec ce public. Que ce soit au niveau manipulatif, c’est-à-dire que ces productions auraient cherché à véhiculer une image positive d’eux mêmes, ou que ce soit au niveau d’une simple réflexion, peut-être et sûrement inconsciente d’un point de vue non-juif (qui confirmerait alors des préjugés, par exemple) !

Avant d’entreprendre l’analyse proprement dite des films en question, il importe de souligner que, puisqu’il s’agit ici essentiellement du problème de l’identité (qui décrit exclusivement un phénomène humain, ce qui implique l’aspect émotionnel de la chose), une analyse rigoureusement scientifique (qui consisterait alors à établir une classification stricte des données) n’est pas possible ici. Il va falloir que limiter l’étude à une tentative d’interprétation des données relevées.

Pour cette étude l’accent sera mis essentiellement sur l’identité ethnique juive-ashkénaze des Juifs Est-Européens et de ceux immigrés aux Etats-Unis pendant les grandes vagues d’immigration à partir de 1880. La raison en est que le yiddish n’était parlé que par les Juifs ashkénazes, le cinéma yiddish s’adressait donc surtout à cette population.

Il s’agira de relever les éléments juifs à l’intérieur des films, que ce soit au niveau narratif, des caractères, au niveau cinématographique, du décor ou encore des lieux, afin d’analyser le degré d’exposition de l’identité de ces différents films. Ce faisant, nous tenterons également de découvrir s’il y a une différence significative entre l’identité, le degré d’identité et son mode de représentation dans les productions américaines et européennes (polonaises).

Notes


[1] Balibar, Etienne. Culture and Identity (Working Notes), in: The Identity in Question, édité par Rajchman, John, New York and London : Routledge, 1995, pp. 176-77

[2] De Vos,  George. Ethnic Pluralism : Conflict and Accomodation, In : Ethnic Identity – Cultural Continuities and Change, édité par De Vos, George, et Romanucci-Ross, Lola, Palo Alto : Mayfield Publicity, 1975, p. 9

[3] Devreux, George. Ethnic Identity : Its Logical Foundations and its Dysfunctions. In : Ethnic Identity – Cultural Continuities and Change, op. cit., p. 48

[4] Op. cit., p. 16

[5] Peterson Royce, Anya. Ethnic Identity – Strategies of Diversity, Bloomington : Indiana University Press, 1982, p. 7

[6] Herman, Simon N. Jewish Identity – A Social Psychological Perspective, Beverly Hills, London : Sage Publications, Sage Library of Social Research, v. 48, 1977, p. 24

[7] cf. Devereux, op. cit., pp. 55 ss ou De Vos,  op. cit., p. 16

[8] Liebman, Seymour B. The Jews as an Ethnic Group in the Americas During the Sixteenth and Seventeenth Centuries. In : Community, Self, and Identity, sous la direction de Bhabagrahi, Misra, et Preston, James, The Hague, Paris : Mouton Publishers, 1978, p. 95

[9] West, Cornel. A Matter of Life and Death, in: The Identity in Question, op. cit., p. 16

[10] Herman, op. cit., p. 30

[11] DeVos, op. cit., p. 17

[12] Voir Herman, op. cit., p. 30, et Peterson Royce, op. cit., p. 33

[13] Frey, Hans-Peter: Stigma und Identität, Weinheim und Basel : Beltz, 1983, p. 15

[14] Herman, op. cit., p. 30

[15] Frey, op. cit., pp. 47 s

[16] Herman, op. cit., p. 30

[17] Frey, op. cit., p. 70

[18] Op. cit., p. 74

[19] Op. cit., p. 87

[20] Sartre, Jean-Paul. Réflexions sur la question juive, Paris : Gallimard, Folio essais, 1954, 1996, p. 81

[21] Op. cit., p. 83

[22] Hobsbawm, Eric J. Nationen und Nationalismus – Mythos und Realität seit 1780, Frankfurt am Main : Campus Verlag Frankfurt/New York, 1991, p. 61

[23] Neher, André. L’identité juive, Paris : Séghers, 1977, 1989, p. 13

[24] Herman, op. cit., p. 23

[25] Op. cit., p. 36

[26] Op. cit., p. 24

[27] Op. cit., p. 69

[28] Zenner, Walter P. Jewish Communities as Cultural Units, In: Community, Self, and Identity, édité par Bhabagrahi, Misra, et Peterson, James, La Hague et Paris : Mouton Publishers, 1978, pp. 161 ss

[29] Brooks Levy, Sydelle. Shifting Patterns of Ethnic Identitfication among the Hassidim, In : The New Ethnicity – Perspectives from Ethnology, sous la direction de Bennet, John W., St Paul, New York, Boston, Los Angeles, San Francisco : West Publishing Co., 1975, p. 26

[30] Narroll, Roul: Ethnic Unit Classification, In : Current Anthropology, 1964, p.4 s

[31] Il semble même que Grine Felder aurait obtenu le Prix du Meilleur Film Etranger en France en 1938. C’est en tout cas ce qui ressort d’une petite notice apposée sur la casette vidéo achetée auprès du National Center for Jewish Film. Il ne m’a toutefois pas été possible de vérifier ce détail.

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